Belote et rebelote. Impuissants devant leur perte de crédit !
Pour faire peur à l’État, aux États, rien de tel qu’une débâcle boursière… En une semaine, chute de plus de 11% du CAC 40 ; en une séance, plus de 1000 points perdus à l’indice Dow Jones du NYSE (New York Stock Exchange, qui tourne aujourd’hui autour de 10400 points, soit 10% de baisse en un jour ! On invoque des erreurs d’ordinateurs… qui le croira ?)
Il y a deux ans, les chiffres qui ont suivi la chute de Lehmann Bros. étaient même moins forts… et on n’a pas fini de voir les résultats… Les gouvernements de l’Europe – et la Grèce, mise au premier plan depuis quinze jours, au premier rang d’entre eux pour venir récupérer ces crédits d’autant plus importants qu’on les lui a débloqués tardivement et avec une réticence suffisante pour convaincre les acteurs sur les marchés que nos États ne sont plus prêts à réagir. Ceux qui sont punis sont ceux qui encourageaient hier à reprendre « comme avant ». Un peu comme si l’avertissement d’il y a deux ans avait seulement servi à reporter l’échéance : la passe actuelle c’est l’impasse. Belote et rebelote. Qui abattra le « dix de der » ?
On nous rappelle, pour nous rassurer, que si aucun État ne peut, en tant que tel, faire faillite et disparaître comme personne morale et entité juridique pour les seules raisons de cessation de paiement. Rappelons, de notre côté, qu’en revanche c’est alors le « sauve-qui-peut » et qu’il se désintègre. Sinon lui, du moins l’union dont il fait partie. C’est pourquoi la construction européenne entière est l’enjeu des tractations actuelles. C’est pourquoi il faut sauver la Grèce, au risque de voir s’effondrer les autres aussi, l’un après l’autre, attaqués et impuissants devant leur perte de crédit. Car il faut ne pas se laisser impressionner, pour que le profit, ça profite à tous…
Le saprophyte du crédit.
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