Obama pourra-t-il faire quelque chose?
Elections… et tout ce qu’il y aurait à en dire…
La première semaine de novembre, tous les quatre ans, les commentaires d’actualité portent sur un événement et un seul : l’élection présidentielle américaine. Mais, dans le contexte de crise économique qui prévaut aujourd’hui, en quoi influe-t-elle sur le crédit ?
Toute personne ayant vécu aux Etats-Unis sait qu’autant que la confiance dans le billet vert, le préjugé racial séparant Blancs et Noirs y traverse toutes les couches sociales. Même l’existence d’une bourgeoisie noire ou la tolérance des sportifs, toujours citées en contre-exemples, sont à nuancer.
On disait donc qu’un candidat noir (une « goutte de sang noir » suffit pour être dit tel) ne pouvait pas gagner l’élection, les votes perdus du fait de la couleur de peau assurant une marge décisive. Mais, plus que toute aventure militaire extérieure, la crise systémique a changé la donne politique, conduisant « un Noir à la Maison Blanche ».
Du point de vue économique, la même raison qui a donné une belle victoire à Obama risque toutefois de créer l’effet inverse : le priver des marges de manœuvre pour « changer la donne » économique – l’expression de 1929 et de la campagne de Roosevelt.
Les décisions de crise prises dans les derniers mois de présidence Bush, qui vont durer jusqu’à janvier prochain, engagent déjà assez fort tout gouvernement futur pour rendre au moins difficiles les réformes sociales ambitieuses (pour les Etats-Unis) promises.
Le candidat démocrate avait dû donner, à quelques jours de l’élection, des gages aux majors du pétrole (pouvoir forer aux Etats-Unis : drill at home).
Un des tests futurs sera le traitement des crédits immobiliers de ménages ayant tout perdu, ou sur le point de ne plus faire face aux échéances de prêts accordés « à la légère ».
En un mot : Obama peut-il arrêter les expulsions ? La question peut se formuler : les crédits trop lourds peuvent-il être rachetés dans un cadre de marché moyennant quelque garantie qui sauverait ceux qui n’ont pas encore été expulsés ? Il en aurait bien moins coûté de secourir quelques dizaines (ou centaines) de milliers d’impécunieux (souvent sérieux) que d’énormes banques d’affaires vérolées.
Mais si la situation l’interdit au nouveau président, que faire ? De toute manière, la crise des débiteurs sévira encore un temps long et pénible.
Le saprophyte du crédit.
Nonm le dollar US est mort. Avez-vous vu son cours actuel? C’est une catastrophe.
http://www.aqueltaux.com
Commentaire par Gogo23 — 5 février 2009 @ 15:27
Il ne pourra rien faire pour sauver le dollar malheureusement
Son cours est lamentable
Commentaire par Gege — 19 février 2009 @ 10:52
Cette crise n’a pas encore dit son dernier mot.
Commentaire par Forex — 28 mai 2009 @ 8:44