L’endettement et le surendettement nouveaux de l’an nouveau

Catégorie : Actualités banques finances — rachat credit @ 19:30

Le crédit ne paraît tout simple qu’autant qu’on n’en manque pas. Or, caractéristiques de l’an passé, qui iront s’accentuant selon les analystes, sont un crédit en berne et un surendettement désormais moins lié à la consommation qu’aux dépenses incompressibles.
Explication : les cartes de crédit-consommation, fournies par les grandes enseignes de la distribution ou des organismes spécialisés, ont longtemps fait croire aux ménages qu’ils pouvaient s’offrir ce qui était au-dessus de leurs moyens. D’où un surendettement où la responsabilité – ou plutôt l’irresponsabilité – des acteurs jouait un rôle majeur : et le fautif n’est pas seulement le consommateur aveuglé par les lumières trop brillantes de la « conso », mais aussi les « fourgueurs » de crédit qui jouèrent de cet aveuglement. Et puis les taux prélevés pour les intérêts n’étaient pas toujours ceux affichés : la loi est intervenue… Ce surendettement-là a baissé. N’empêche, on s’en mordait les doigts après coup. Le rachat de crédit prend alors la forme d’un « rappel à la raison » : rééchelonner ses dettes, rappelons-le, vise à éviter la faillite personnelle et les malheurs familiaux de toutes sortes qui vont avec.
Un nouveau surendettement accompagne la crise. D’abord, pour ceux qui ont connu une difficulté grave soudaine ; cela a certes toujours existé (licenciement, départ du conjoint, perte du domicile, etc.), mais la crise a aggravé les conséquences. Là où la confiance, et d’abord la confiance en soi, manque, là des crédits à des taux excessifs ont été acceptés… pour survivre ! Une seule solution, plus tard: un rachat de crédit prudent et raisonnable. Il faut le répéter : ce rachat-là fait sortir de l’impasse en un, deux ou trois ans, selon les situations.
Ensuite, il y a les cas vraiment nouveaux de la crise : travailleurs pauvres qui continuent d’exercer un emploi, travailleurs des agences de recrutement temporaire, mais aussi agents hospitaliers, employés de bureau, fonctionnaires ou assimilés dont les traitements, quoique assurés, ne leur permettent pas toujours de payer les dépenses de vie quotidienne, loyer et charges diverses qui les étranglent. Ce surendettement « passif » ne met en cause ni la responsabilité de l’individu ou du ménage, ni le destin et des hasards funestes. Il met en cause notre système social. Or la solution du rachat de crédit est individuelle et personnalisée ; elle n’a pas de solution pour la société dans son ensemble, mais elle en a une pour chacun, et pour vous, et pour tous pris individuellement. Pour que le crédit profite à tous, enfin, cette année…

Le saprophyte du crédit.


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