Inflation, désinflation et déflation

Catégorie : Crise financière, Déflation — remy @ 17:02

Inflation, désinflation, déflation : solitude de l’emprunteur de fonds.

En apparence, le fait que des prix baissent est un sujet de satisfaction. Ne se plaint-on pas assez de la faiblesse du pouvoir d’achat ?
L’essence moins chère (certes, son prix n’est pas divisé par 3 en un an, comme l’est celui du baril de pétrole), qui s’en plaindra ? Pourtant, certains économistes évoquent la déflation « à la japonaise ».
Si ce qui est ainsi annoncé survient effectivement, la perspective est moins réjouissante.
En déflation, les économies de tout un chacun augmentent en « valeur » : elles permettent d’acheter plus de biens pour une somme donnée puisque les prix baissent. Mais, aussitôt, il faut crier gare : en déflation, l’activité ralentit, la production stagne, voire régresse, le chômage augmente et, au final, tout le monde se porte plus mal. Mais le premier à souffrir est l’emprunteur de fonds.
En effet, plus encore que les intérêts qui courent sur le capital nominal emprunté, la réévaluation de la monnaie en quoi il doit rembourser son emprunt étrangle lentement mais sûrement l’endetté.
En outre, ralentissement d’activité signifie licenciements du secteur privé, et baisse (puis, à terme, quasiment fin) des revenus (les droits à l’assurance-chômage une fois épuisés). Il faut alors vendre les biens déjà gagés (le système hypothécaire est chez nous moins développé qu’aux États-Unis et cela joue ici comme une protection) et faire faillite…
Le raisonnement est d’autant plus redoutable qu’il est aussi simple dans la spirale déflationniste qu’en période d’inflation : dans la seconde, on cherche à « rattraper » les prix qui augmentent, dans la première, chacun reporte les achats qu’il prévoit ( la vieille voiture, le vieux réfrigérateur peuvent bien durer encore un peu…) et les vendeurs ont des stocks dont ils baissent les prix pour les écouler, incitant par là-même le client à réitérer son raisonnement : demain, ce sera moins cher…
L’effet joue à l’échelle mondiale : moins on produit, plus le prix des matières premières chute… Et moins on tient à en extraire… Le jour où l’activité reprend, le manque va susciter un rebond sans doute violent, vidant d’un coup les économies restantes.
Une remarque, pourtant : ne s’est-on pas habitué aux crises ?
Le capitalisme consiste précisément, sans porter ici aucun jugement, dans cette suite de heurts brutaux. On présente parfois comme une harmonie ce qui est à ce prix : peu, d’ailleurs, le nient – on souligne au plus qu’il n’existe pas d’alternative. Concluons alors que, autant que possible, il faut profiter de l’ « entre-deux », c’est-à-dire de la désinflation : au fond, le fait que les prix baissent un peu est satisfaisant. Mais gare aux emprunts : rachetez-les avant qu’il ne soit trop tard !

Le saprophyte du crédit.

L’encadrement des crédits à la consommation

Catégorie : Loi et crédit, Rachat de credit — remy @ 15:48

Protéger les emprunteurs, disent-ils…

Les réflexions du « saprophyte du crédit » seraient-elles entendues ?

Sur le Net, tout est possible…J’écrivais que « la “pub” à la vente [de crédit], tapageuse quand tout allait bien, maintenant que tout va mal, s’est souvent tue! »… mais qu’elle repartait !
Selon TNS-Média (Le Canard enchaîné, 9/12), ces investissements publicitaires ont crû de 11% en octobre, Société Générale dans le peloton de tête (Le Monde, 4/12).
Crise oblige, pour qui a pris « trop » de crédits, ce qu’il reste de mieux à faire, le rachat de crédit s’impose, et l’information à son sujet aussi.
Mais cette « pub » vise surtout à réveiller la confiance à juste titre ébranlée dans des banques qui ont pris les risques dont leurs clients ont payé les frais. Qu’on prenne donc garde à chercher les pratiques honnêtes et les honoraires raisonnables, car les instituts de crédit ne se sont pas transformés en un clin d’œil…
Aussi, pour les forcer à un peu de sagesse, un projet de loi a été déposé qui coïncide avec les vœux pieux du saprophyte :

1) Encadrement de la publicité qui propose les crédits.
2) Interdiction de contracter ces crédits dans l’enceinte d’un supermarché.
3) Garantie du délai de rétraction avec la perspective d’augmenter celui qui existe déjà (qui est de onze jours, tel que le prescrit la loi « Scrivener »).
Bref, on se propose d’augmenter le délai de réflexion supplémentaire et de garantir à l’emprunteur la tranquillité d’esprit requise (loin de la musique abrutissante où baigne qui y fait ses courses) et un conseil sérieux (une caissière de supermarché n’est pas toujours en état de le donner…)
Si l’idée pourrait paraître étrange de limiter le crédit en temps de crise (alors que la consommation des ménages chute depuis fin septembre), il faut souligner que le robinet du crédit à la consommation n’a pas été « fermé » aussi durement que celui de l’immobilier.
Or, les dégâts du surendettement minent la société française : à mieux y réfléchir, cette démarche n’est pas à contretemps et elle s’explique par un remords et par une anticipation.
D’abord, le remords (si le législateur peut en éprouver) serait de n’avoir pas pris ces mesures plus tôt.
Combien de ménages entraînés à la légère par les bradeurs de crédit vers un surendettement imprévu dont ils ne voient pas la fin !
Le niveau de formation à l’économie reçu à l’école est, paraît-il, en débat actuellement : le manque de bon sens aussi serait à incriminer…
La prévision, ensuite, (dans la mesure où elle est possible) concerne la déflation à venir. Au contraire de l’inflation qui allège les dettes, la déflation grève chaque jour le poids des emprunts qu’on porte.
Malheur aux endettés quand la valeur de la monnaie augmente, car ils rendent le montant nominal emprunté (et les intérêts qui courent) en argent « plus cher ». Protéger les emprunteurs, c’est donc d’abord éviter l’impéritie des comportements – d’où ce projet de loi.
Mais c’est aussi permettre de sortir de situations bouchées – d’où, dans ce cas, et dans la mesure où il est bien calculé, le rachat de crédit. L’emprunteur doit être circonspect : la loi l’y aide peut-être, mais elle ne se substitue pas à lui pour que le crédit, ça profite à tous !

Le saprophyte du crédit

Un rachat de crédit proche de chez vous

Catégorie : Rachat credit et surendettement, rachat credit — remy @ 16:47

En ces temps de crise, il est important de bénéficier du support de personnes compétentes et proches de vous géographiquement, cela est plus rassurant.
Si vous avez contracté plusieurs crédits, quel qu’ils soient, nous pouvons vous proposer de les racheter pour réduire vos mensualités.
Toute l’équipe CREDIMEDIA est là pour vous conseiller et vous aider à réduire votre endettement.
Voici quelques unes de nos antennes régionales:

A bientôt !


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