Voilà qui arrive de plus en plus souvent – et le risque ne devrait pas diminuer dans les mois qui viennent. À « perdre son emploi », l’écho répond pour l’immense majorité d’entre nous : « perdre son revenu ». C’est seulement aux extrémités de l’échelle sociale qu’une portion majoritaire du revenu est indépendante du travail (qu’il soit salarié ou indépendant) : chez les plus hauts revenus, d’une part, qui les tirent du capital (composé d’actions mobilières, titres etc. ou de biens physiques de production : usines, etc.), et chez les plus bas, qui relèvent des aides de la société à travers l’action de l’État (allocations, RMI, etc.) selon la législation.
Si le licencié doit en outre rembourser un (ou des) crédit(s), l’angoisse née de la crainte du chômage s’explique aisément : faute de compter sur un revenu stable, il écorne les économies ; si elles s’épuisent, et faute de retrouver un emploi, il ne lui reste qu’à renoncer au bien qu’il avait cru pouvoir acquérir. Lorsqu’il s’agit du logement, la rue attend sa famille : aux États-Unis, la saga des laissés pour compte « on the road » a repris depuis l’an dernier…
Peut-on se protéger ? Récemment, une nouvelle forme d’assurance est apparue : l’assurance-perte-d’emploi. Ce marché semble en effet florissant et promis à un bel avenir… Il convient de connaître cette possibilité de souscrire, tant que « tout va bien », une garantie contre le défaut de remboursement des crédits en cas de licenciement. Mais il faut être prudent, et surtout bien lire les conditions (souvent ce n’est qu’au prorata de la baisse du revenu qu’intervient l’assureur), les clauses d’exclusion (si l’on n’est pas en CDI depuis plus d’un an, par exemple), ou encore les franchises (c’est souvent la période d’entrée en chômage, juste lorsque l’ajustement des dépenses aux revenus est le moins évident). Donc attention !
Lorsque la ministre de l’économie a renvoyé les emprunteurs à leur discernement, à leur « jugeotte », en mars dernier (après réunion avec des dirigeants de grandes banques sur les engagements qu’ils avaient pris en automne), elle songeait aux ménages emprunteurs dont les souffrances ne font que croître, en particulier s’ils tombent au chômage total ou partiel.
Rappelons à cet égard le texte de loi spécifique qui existe déjà : l’article L313-2 du Code de la consommation, qui permet d’obtenir de la justice une suspension limitée dans le temps (mais bienvenue) des remboursements. Il faut engager une procédure, mais les frais en sont limités : on peut se contenter de l’huissier et se dispenser d’avocat si l’on plaide soi-même. La procédure juridique en référé permet d’obtenir une réponse rapide. Durant la période de suspension des remboursements, il est interdit à l’organisme créditeur de compter frais ou intérêts. Le taux de réussite de la procédure dépasse les 90 % : une personne de bonne foi et bien renseignée peut donc l’engager sans grand risque. Car si l’acte de crédit fonde l’activité économique, mais que l’activité disparaît, que faire ? Personne (pas la ministre !) ne discutera les termes de votre situation financière à votre place. Aussi : prudence et diligence, appel à la loi et à des courtiers honnêtes en rachat… pour que le crédit, ça profite à tous !
Le saprophyte du crédit.
Nous avons tous en tête les images décrites par John Steinbeck et filmées par John Ford: ces files de camions chargés de matelas et de tout le bric-à -brac ménager des expulsés quittant leurs cabanes démolies aux ruines encore fumantes. La crise de 1929 donna les Raisins de la colère ; quelle œuvre aussi durable la crise actuelle suscitera-t-elle ? Quelle qu’elle soit, les « conditions matérielles » en sont déjà « réunies » à nouveau aux États-Unis : les modèles de véhicules ont changé, mais ni les marques (quoique, là aussi : en quasi-faillite, sauf sauvetage fédéral, certaines pourraient disparaître), ni les « raisons » de la colère.
Le mécanisme à l’origine des deux crises est certes différent ; et cela va de soi vu les transformations globales du système économique. Quant aux leçons du passé, que les experts auto-proclamés aiment à invoquer, on peut raisonnablement douter, à y regarder, que les hommes apprennent jamais de l’expérience… Les dénonciations les plus poignantes de la misère n’y changent rien non plus : cette violence-là perdure. Les bannis ont repris la route en Amérique – on the road : les statistiques récentes en témoignent assez, qu’on trouve sans fard (mérite de la presse libre) dans le New York Times, le Washington Post, le Boston Globe, etc.
La crise sévit et les expulsions par les sheriffs (toujours armés) se multiplient pour recouvrer des locaux que les expulsés ont parfois saccagés avant de les quitter (la dernière cartouche des désarmés). On fait les comptes : beaucoup n’auraient pas dû prendre de crédit ; nombreux n’ont pas pu ne pas les prendre. Mais aux États-Unis, il faut savoir que, le plus souvent, ce n’est pas vous qui conservez votre acte de vente, mais la banque. Si et quand elle a besoin de récupérer le bien que vous n’avez pas fini de payer… : à l’Ouest, rien de nouveau.
La leçon à en tirer, ici et pour nous : refinancez-vous – par le rachat de crédit – si et dès que vous le pouvez. Aux États-Unis, aujourd’hui, les gens dont il s’agit là , nos semblables, ne le peuvent généralement pas. Ils sont légion – et beaucoup de braves gens. La morale pour les Français surendettés, la voici : reprenez confiance, car vous ne vivez pas le « rêve américain » ; mais réagissez sans vous endormir, de peur de ne faire ce « rêve »-là à votre tour.
Le saprophyte du crédit.
Les hommes aiment se faire peur. Les enfants se passionnent pour les histoires d’ogres, les adolescents font leurs délices des films d’horreur, les adultes parlent de… la crise.
À l’heure où elle a manifesté sa nature systémique, et où ce ne sont plus seulement quelques financiers aussi lointains que les princes de contes de fée ayant viré au cauchemar qui sont concernés, tout un chacun peut se faire peur… à peu de frais, pour ainsi dire, car « la crise » coûte beaucoup à nombre de gens. C’est qu’elle est là pour tous : ouvriers licenciés, « salariés pauvres », même les fonctionnaires, pourtant assurés de leur emploi, mais maltraités par un gouvernement qui s’appuie sur la détestation certaine de ses serviteurs dans l’opinion (plus prégnante que la sympathie de surface parfois exprimée)… On ne plaindra pas ceux qui ont perdu le plus en termes quantitatifs: ils étaient les plus riches et ils ont encore de quoi… Mais, comme tous, eux aussi ont peur – au moins relativement, l’angoisse est le lot le mieux partagé. Les motifs d’anxiété peuvent d’ailleurs se différencier à l’infini et les media les relaient largement : peur pour vos économies, peur pour votre emploi, peur pour votre logement, peur pour l’éducation de vos enfants… La peur fascine. Elle laisse sans voix.
Si la peur fonctionne si bien, c’est qu’elle frappe de stupeur. Effrayé, choqué, tout un chacun a besoin de temps pour reprendre ses esprits, se remettre d’aplomb, échafauder une stratégie de rechange pour répondre à une nouvelle situation, pire que la précédente. Il suffit alors, pour déstabiliser définitivement les gens, de renouveler régulièrement la dose d’effroi. L’on y prendrait presque goût : voir les couvertures des magazines ! La crise est là , certes. Mais elle est aussi bien utile, quand la peur qui l’accompagne handicape et paralyse ceux qui, sous le choc, acceptent bien des concessions qu’il eût été difficile d’envisager autrement…
Si vous voulez échapper à la peur, regardez les choses en face : elles vont mal, mais ce qu’on vous en dit ne les fait pas aller mieux. Comme le serpent Kaâ du Livre de la jungle, la peur hypnotise le « petit d’homme ». Mais la magie peut s’arrêter à votre seuil : faites vos comptes, refinancez-vous – par le rachat de crédit – et reprenez confiance. La fascination cessera. La peur avec elle. La confiance renaîtra… et avec elle, un crédit qui profite à tous.
Le saprophyte du crédit.
Sans crédit, point d’économie vivante ! Certes. Mais que faire pour « avoir du crédit » quand personne ne vous en prête plus ? Pouvez-vous vous plaindre légitimement de ce qu’on ne vous fasse plus confiance – et que cela se traduise dans le fait qu’on ne vous accorde pas de crédit ?
De prime abord, il semble que non – à quel titre forcer qui ne le veut pas à proposer ce qui par définition, ne peut que s’accorder de bonne grâce : la confiance et le crédit qui va avec ? Après réflexion, la bonne foi du prêteur peut pourtant être mise en question – ce qui se passe quand banques et institutions de crédit apparaissent avoir prêté à tout-va sans bon sens des risques encourus un temps, pour refuser ensuite (maintenant !) tout service à ceux qui ont pourtant toujours (ou le plus souvent) manifesté leur sérieux et la capacité de rembourser…
L’objection est de type quasi-« moral » si l’on veut. Elle a poussé le gouvernement à nommer, en la personne de M. René Ricol, un « médiateur du crédit », qui a rendu son rapport, le premier, le 12 janvier dernier. Son ton n’est ni triomphaliste, ni bonimenteur : il relate les succès enregistrés quant il s’agit de sortir de difficultés de trésorerie passagères les entreprises saines ayant besoin de se financer. Il laisse aussi deviner des obstacles quasi-insurmontables quand ce seront (et ce sont déjà ) des entreprises proches de la faillite – parfois si petites (TPE) que la différence, certes légale, avec les ménages existe peu en fait. Or le « médiateur » n’est pas un « sauveur » ; il est banal d’avertir qu’il ne pourra guère de miracles. Et qui les peut ?
Chacun est seul en mesure d’agir dans l’intérêt de ses propres affaires : cette morale paraît réductrice, surtout quand les moyens d’agir sont (très) inégaux. C’est bien pourquoi le pouvoir politique a nommé un « médiateur », afin qu’il appuie les moins dotés. Mais il est seul… Et peut-être le signal majeur qu’il puisse donner est-il d’éviter avant tout de paniquer : que chacun analyse sa situation, réfléchisse à ses besoins réels et agisse aussi adroitement que possible. C’est peu de réconfort. Mais, entre jeter l’éponge (déposer le bilan pour l’entreprise ou le ménage) et « tenir » en renégociant avec courage (résister en rachetant ses crédits de manière avisée), l’écart est faible et il est entre les mains de chacun. Comme son avenir – pour que le crédit, ça profite à tous !
Le saprophyte du crédit.
LE RACHAT DE CREDITS, UN RECOURS ENCORE TROP MECONNU CONTRE LE “MAL ENDETTEMENT” ET POURQUOI PAS AVEC UN TAUX VARIABLE ?
Par « Rachat de crédits » on pense « Réduction de taux » ou « Renégociation de crédits »… Or une opération de rachat de crédits (ou rachat de prêts) n’a rien à voir avec une renégociation. Dans le premier cas il s’agit de négocier une réduction du taux auprès du banquier qui avait mis en place le prêt initial, quelques années auparavant, à une époque où les taux de crédit étaient plus importants qu’au moment où la renégociation est envisagée, ainsi une renégociation ne constitue en aucun cas une opération de regroupement de plusieurs crédits en un seul et unique prêt, souscrit auprès d’un même établissement de crédits. C’est cette dernière opération qui s’appelle un « rachat de crédits ».
Le taux variable retrouve les faveurs des emprunteurs par son niveau redevenu attractif, surtout pour trouver des solutions de désendettement :
En effet l’objectif de la poursuite de l’assouplissement de la politique monétaire est toujours le même : lutter contre la récession et faire redémarrer la consommation en Europe. Avec la baisse des tensions inflationniste, la Banque centrale européenne peut agir : l’inflation dans la zone ressort à 1,6 % en décembre, en dessous de l’objectif de 2 % fixé par la BCE.
Dans ce contexte de crise financière qui prend des allures de crise monétaire et économique, c’est la quatrième fois consécutivement que la banque Centrale agit sur son taux. En quatre mois il est ainsi passé de 4,25 % début octobre 2008 à 2 % aujourd’hui ! C’est donc un geste sans précédent qu’effectue aujourd’hui la BCE d’autant qu’elle pourrait procéder à une nouvelle baisse en mars 2009 faisant descendre son taux directeur en dessous de 2 %. Cette situation serait inédite : depuis sa création en 1999, le principal taux de l’institution a toujours été supérieur ou égal à 2 %.
Conséquence sur les solutions de rachat de crédits ? des taux variables à la baisse et beaucoup plus faibles qu’un taux fixe, vont permettre aux professionnels du rachat de crédit de faciliter la réussite de dossiers de rachat pour des clients très endettés, dossiers précédemment refusés pour cause d’effet conjugué de critères bancaires plus strictement appliqués et de taux chers.
CREDIMEDIA intervient sur toute la France, par exemple à Toulon