Les voeux du petit poucet du crédit
Le temps des vœux
Les réflexions du « saprophyte du crédit » sont désormais pour ses lecteurs de courts éditoriaux mensuels – d’autres disent « blogs », mais ce n’est pas ici un journal de bord, plutôt des rappels réguliers au bon sens économique en matière de crédit. Car, si les soucis d’argent ruinent la vie, c’est avant tout pour ceux qui craignent les saisies !
Puisque le temps des vœux est revenu, dans quel domaine en former de plus ardents que dans celui du crédit ?
Que cesse la traque aux emprunteurs qui trinquent ! Et si souhaiter une santé retrouvée pour l’économie en général, c’est sans doute trop demander, en revanche, rétablir des finances saines pour chacun en particulier, voilà qui peut être réalisé dans la nouvelle année – en rééquilibrant ses comptes, par le rachat de son crédit notamment.
Sans paniquer, sans se précipiter, que chacun retrouve un peu d’espoir (sans quoi il n’est pas de confiance, donc pas de crédit) comme une nouvelle année commence qui nous éloigne des catastrophes de la précédente, essayons-nous donc à formuler quelques vœux :
- pour que chacun trouve à s’épanouir, qu’on travaille pour vivre et non pour survivre (c’est-à-dire rembourser la prochaine échéance), souhaitons de ré-échelonner les crédits sur des conseils avisés !
- pour que chacun puisse envisager un avenir réconfortant pour soi et les siens, qu’on prenne garde que la peur est mauvaise conseillère, et souhaitons de faire reculer les créanciers voraces qui menacent, en négociant, en remettant ses comptes « à plat ».
- pour que chacun soit plus confiant, souhaitons de la prudence, notamment vis-à-vis des pièges que constituent crédits-« revolving », taux trompeurs (ou même seulement variables), publicité tapageuse (celle qui l’est le plus est aussi la moins fiable ; illustration : le budget « pub » des banques les plus touchées par la crise explose, dit-on, pour reconstruire leur crédibilité en lambeaux : gare !)
Il en est d’autres à qui l’on pourrait souhaiter de manifester une meilleure gouvernance :
- pour que les organismes de crédit acquièrent plus de sagesse, souhaitons qu’ils agissent au mieux des intérêts de leurs clients ; mais, pour cela, qu’on les regarde pour ce qu’ils sont, institutions où la confiance se mesure par celle que font les emprunteurs
- pour que les pouvoirs publics réagissent à temps ; si la loi doit sévir, mieux vaut encore user préalablement de sa jugeotte car croire qu’on peut véritablement forcer des récalcitrants (créanciers ou emprunteurs) est unn vœu pieux: il n’est pire sourd…
- pour que les institutions internationales servent les intérêts des peuples : vous direz qu’on peut toujours rêver… Aussi, c’est au plan local, près de chez soi qu’on peut agir – souhaitons que chacun s’y exprime, sans peur et sans reproche, pour pouvoir de nouveau former des projets d’avenir !
Car il y a, à la fois, de la fierté à être prudent et de l’exaltation à être entreprenant. Si tout emprunteur doit être circonspect, le crédit doit alimenter des rêves à réaliser : point de contradiction, une complémentarité que le domaine du crédit bien géré permet. Si le vœu de prudence est ici le meilleur des vœux, formons aussi le souhait de trouver l’aide appropriéé, auprès de la loi peut-être, auprès d’un professionnel recommandable plus sûrement, pour que le crédit, ça profite à tous !
Le saprophyte du crédit
