La Grèce va-t-elle faire faillite ? On n’en est pas loin.



Bravoure ou bravades ?

La Grèce va-t-elle faire faillite ? On n’en est pas loin.
Cela signifie-t-il que ce pays, à l’origine de la civilisation de l’Europe, va « fermer » ? Portes closes, comme une usine désaffectée, actifs vendus à l’encan et une population qui s’en va voir ailleurs, comme tant d’employés au chômage y sont forcés? Les choses ne se passent pas ainsi. Une analyse simple montrera l’enjeu : de quoi la Grèce est-elle le symptôme ?
L’Europe a une dette publique inférieure à celle des États-Unis, et un déficit de moitié moindre que le rival transatlantique. La monnaie de réserve mondiale reste le dollar, mais les banques centrales ont beaucoup de fonds en euros et en yens. Aussi la faiblesse de l’Europe est son manque de solidarité économique, car elle ne fonctionne qu’au coup par coup, avec le risque permanent de s’enrayer. L’Europe s’empêche d’aider ses propres États membres, de les sauver. Comme si une « clause de non-sauvetage » dans sa Constitution jouait à rebours de ce pour quoi elle était faite : constituer la solidarité la plus complète entre Européens.
Il s’agissait, lors de la rédaction constitutionnelle, de manifester le sérieux et la crédibilité de l’engagement commun vers des finances saines. Mais l’effet réel est opposé : il est de rendre impossible une décision commune sans des efforts tels que la désunion menace toujours. Il n’en faut pas plus aux acteurs des marchés pour parier contre le « maillon faible » d’États européens qui ne savent pas dire : « nous apportons notre garantie aux dettes de l’État grec », quelques  milliards et bien moins que ce qu’il a fallu pour sauver les banques il y a peu.
Or les mécanismes du marché sont bien huilés : qu’une opération fasse des pertes, elle s’arrêtera. Il suffit qu’on perde de l’argent sur les marchés en spéculant sur la faillite de l’État grec pour que cela cesse. Mais à la condition absolue de maintenir la position assez longtemps et assez fermement pour que les pertes soient assez lourdes pour être crédibles. C’est ce que personne ne croit les dirigeants politiques européens capables de faire. À eux de montrer s’ils peuvent faire mentir la rumeur... Bravades ou bravoure ? S’il ne restait aux Européens que de la « bravitude », ces bravaches auraient manifesté ne plus savoir ni parler, ni se battre...
Quant aux petits emprunteurs ils sont bien loin des soucis des uns comme des autres…

Le saprophyte du crédit.

 


information Credimedia Avis des utilisateurs sur Le Petit Poucet du Crédit Note moyenne : 9.6 sur 10 basés sur 120 notes.
120 utilisateurs ont rédigé un avis.
Informations et guides

Vous envoyez votre formulaire de demande de rachat de crédits

Informations et guides

Vous recevez une proposition gratuite et sans engagement

Informations et guides

Nous déposons votre dossier de demande en banque pour acceptation

Informations et guides

Vous signez votre crédit unique de substitution